Bastia se raconte par ses noms. Ce site les prend un par un et cherche ce qu’ils veulent dire.
Une ville garde dans sa toponymie la trace de tout ce qu’elle a été. À Bastia, quatre couches se superposent : les noms d’usage, les plus anciens et les plus tenaces, comme la place du Marché ; les noms religieux, liés aux paroisses et aux confréries, comme Saint-Jean-Baptiste ou Sainte-Croix ; les noms de familles riveraines, propres à la ville haute, comme la place Guasco ; et les noms commémoratifs attribués par l’administration à partir du XIXe siècle, comme le jardin Romieu ou le boulevard Paoli.
Lire ces couches, c’est lire l’histoire du pouvoir dans la ville : qui nomme, à quel moment, et au nom de quoi.
Chaque fiche suit la même structure, pour rester comparable aux autres : l’origine du nom, le contexte historique, ce qu’il faut voir sur place, et de quoi situer le lieu puis poursuivre la visite. Cette régularité n’est pas une contrainte de forme, c’est ce qui permet de comparer un toponyme à un autre.
Chaque lieu est donné dans sa forme corse, comme sur les plaques bilingües de la ville. Ce n’est pas un ornement : la forme corse conserve souvent une information que la traduction française a effacée.
Les fiches s’appuient sur les fonds des Archives départementales de la Haute-Corse, le fonds patrimonial de la médiathèque de Bastia, la bibliographie locale et des relevés de terrain. Chaque fiche indique ses sources et porte une mention de vérification.
Une erreur, une précision, une photographie ancienne à partager ? Les corrections sont bienvenues et créditées.