Entre le Vieux-Port et les remparts, une pente raide plantée de palmiers, d’agaves et de figuiers de Barbarie, franchie par un double escalier en fer à cheval. C’est le raccourci le plus spectaculaire de la ville.
Contexte historique
La pente entre le port et la citadelle était par nature un espace non constructible : c’est le glacis, la zone dégagée qui devait rester libre devant les remparts pour ne pas offrir d’abri à un assaillant.
Quand la fonction militaire de l’enceinte s’efface au XIXᵉ siècle, ce vide devient disponible. On le plante, on le terrasse, on l’ouvre à la promenade. Le jardin naît directement de la désaffectation de la défense — c’est le cas de beaucoup de jardins publics en France.
L’escalier à double volée qui le traverse résout un problème pratique ancien : relier deux niveaux de ville que trente mètres de dénivelé séparaient. Sa mise en scène symétrique en fait aussi un morceau d’architecture à part entière.
À voir sur place
- L’escalier en fer à cheval
Les deux volées symétriques qui se rejoignent : montez par l’une, redescendez par l’autre pour saisir la composition. - La végétation
Palmiers, agaves, figuiers de Barbarie, bougainvillées. Une flore méditerranéenne et exotique assumée, typique des jardins du XIXᵉ. - Le point de vue sur le port
À mi-hauteur, le meilleur cadrage plongeant sur le bassin et les deux clochers. Lumière idéale en fin d’après-midi. - Le pied des remparts
Le jardin longe la muraille : l’appareil de pierre est visible de très près, on distingue les reprises de maçonnerie successives.
Situer le lieu
Depuis le quai du Vieux-Port, prendre les escaliers au fond du bassin côté sud. Le jardin débouche directement dans la citadelle.
Poursuivre à côté
- La Citadelle — Quartier fortifié, Terra Nova
- Le Vieux-Port — Port, Le port
- Le Palais des Gouverneurs — Palais / musée, Terra Nova